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De lAprès-guerre
jusquà la crise des années 1970, la France connaît
une période de croissance économique sans précédent
dont VARENNES a sa part. Par exemple, les deux fabriques de meubles
occupent alors ensemble jusquà 700 personnes !
A cette
époque correspondent, à peu près, les quatre mandats
de maire que les électeurs accordent consécutivement à
Georges BOURIN (1914 1991).
A son
initiative, laccroissement de la population (5 188 habitants en
1975) est accompagné de mesures énergiques en faveur du
logement : des EGOTS (1955) à VARENNES II (1976), en passant
par LES LUTEAUX (1965) et MONTLOUBET (1971), plusieurs lotissements
permettent à de nombreuses familles daccéder à
la propriété ; 70,4 % des résidences principales
sont aujourdhui des maisons individuelles.
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Ets MOREUX - Avenue de Chazeuil
(Collection R. Coin - G. Dufour) |
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Cest
aussi durant cette période que sont construits les appartements
de lOffice départemental dH.L.M. à BEAUPUY
et à LA TUILERIE, ainsi que la plupart des autres bâtiments
collectifs, dus à linitiative privée. Ceci explique
que 61,6 % des logements actuels soient postérieurs à
1949.
En 1973,
en vue de diversifier léconomie locale, le Conseil municipal
constitue à La FEUILLOUSE 40 hectares de réserves foncières
à vocation industrielle, dont la première entreprise bénéficiaire
est aussitôt la coopérative agricole BOURBONNAIS-LIMAGNE.
En 1979, la rejoint la société WAVIN-FRANCE qui y emploie
aujourdhui 589 salariés (source : Panorama des entreprises
2008, La Montagne) et y a établi son siège social (chiffre
d'affaires 2006 : 150 millions d'€).
Le fameux
«baby-boom» de lAprès-guerre conduit, dautre
part, la municipalité dalors à faire dimportantes
interventions dans le domaine de léducation : doublement
du groupe scolaire (1956), ouverture du collège (1967), achat
des bâtiments du lycée professionnel, et création
de lécole maternelle des Quatre Vents (1976).
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Cependant,
il ne sagit pas seulement dinstruire les jeunes ; il faut
aussi leur proposer des distractions. La commune fait donc lacquisition
du Petit Bois de FARINVILLIERS pour y installer, en été,
un centre de loisirs (1966) ; elle fait construire le gymnase (1963),
la piscine municipale (1969), et la «Maison des Jeunes»
- aujourdhui Maison René-FALLET - (1971) ; enfin, elle
double la superficie du stade de MAUREGARD (1976).
Tous ces
chantiers publics et privés expliquent en grande partie la prospérité
des entreprises locales du secteur du bâtiment : Maurice JACQUET
fait travailler jusquà 100 personnes, MAISONS PHÉNIX
45, René MICHEL 30. Il en est de même pour deux sociétés
de travaux publics, C.G.T.H. SADE et COLAS qui occupent un temps 50
salariés chacune. Ces 5 employeurs ne devaient malheureusement
pas résister à la crise, même si les conséquences
du " choc pétrolier " de 1973 furent assez tardives
à VARENNES-SUR-ALLIER.
ANECDOTE
: Pour apporter aux souvenirs de cette époque une touche pittoresque,
signalons aux admirateurs de lécole de BRIVE que le romancier
Denis TILLINAC a bien connu le VARENNES dalors, puisque son oncle
y pratiquait la chirurgie dentaire, 20 rue Jean-Jaurès.
On
ignore si le futur écrivain faisait partie des enfants qui accueillirent
avec la municipalité le Général de GAULLE, président
de la République, le 17 septembre 1959, sur le parvis de lHôtel
de Ville.
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Collège en 1967
(Collection R. Coin - G. Dufour)
 
Arrivée du Général de Gaulle
Place de l'Hôtel-de-Ville
(Collection R. Coin - G. Dufour)
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