L e  S e c o n d   E m p i r e


L'ancienne Grenette
(photo : G. Davaud)

L’ouverture d’une gare du chemin de fer en 1853 va favoriser le commerce, en particulier celui des animaux de boucherie et des céréales, ainsi que le développement de l’industrie du meuble.

A la fin du règne de NAPOLÉON III est instauré le fameux concours de bœufs charolais dont la tradition se perpétue, chaque année, le deuxième week-end avant Pâques.

Le Second Empire voit aussi la mise en service d’une nouvelle halle au blé (la «GRENETTE» qui abrite aujourd’hui la société de musique), et celle des premiers réverbères à pétrole… VARENNES-SUR-ALLIER compte alors près de 2 500 habitants.


L a   f i n   d u   XIXème  s i è c l e

En 1884, les paroissiens font ériger l’actuelle église SAINTE-CROIX à l’emplacement de la chapelle d’un ancien prieuré, fondé en 1391, de l’ordre des Augustins de SAINTE-CROIX de la BRETONNERIE.

L’année suivante, la commune se dote d’un abattoir (dont les locaux hébergent de nos jours le centre technique municipal) ; en 1891, est construite la vaste maison des Frères Maristes, et 1893 voit l’édification par le maire Claude LABONDE de l’imposant Hôtel de Ville, ainsi que du groupe scolaire qui l’entoure, tandis que l’éclairage public est installé à partir de 1902.


Maison des Frères Maristes
(photo : J-L Peybernès)

C’est à cette époque que l’ébéniste varennois Claude COLLET (1848 – 1910) fonde l’industrie locale du meuble de série en bois : son premier catalogue sort en 1894.

Et, pour la petite histoire, c’est chez nous, dans ces années-là également, nous dit l'écrivain vichyssois Jacqueline DESBORDES, que Gabrielle CHANEL (1883 – 1971) s’initie à la couture, impasse des SAGUETS, chez sa tante Louise, dite Julie COSTIER, qui lui apprend aussi à faire des chapeaux.

ANECDOTE : Les curieux aimeront connaître un fait divers survenu le 2 avril 1911, lorsque le fameux pionnier de l’aviation Jules VEDRINES (1881-1919), gêné par le brouillard lors d’une tentative de liaison PARIS-PAU, doit poser son BOREL-MORANE derrière la gare du chemin de fer, aux POCHAUDS. Aucun Varennois valide ne veut alors manquer l’occasion de voir un avion de près !


L’ E n t r e - d e u x   g u e r r e s

Dr Camille SABATIER
(photo : collection Ph. Turlin)

Le monument aux Morts érigé en 1920 nous renseigne sur le tribut payé par la ville (3 320 habitants en 1911) lors du premier conflit mondial : pas moins de 139 garçons tués au Champ d’honneur, dont Georges SALZ, pionnier de l’aviation de guerre. A noter que le dernier «poilu» varennois, Georges OURS, est mort centenaire en 1997.

La paix revenue, la petite cité reprend son équipement : un établissement de bains-douches ouvre ses cabines en 1932 à l'emplacement de l'actuelle médiathèque, la Halle du Marché lève ses rideaux métalliques en 1937 et, l’année suivante, un square recouvre les ruines de l’ancienne église SAINT-PIERRE de VOUROUX (XIIème siècle).

En 1918, l’industriel parisien Gustave MOREUX (1880 – 1972), inventeur du radiateur d’automobiles à alvéoles, avait acheté l’une des usines de la famille COLLET : ce fut la naissance de l’entreprise MOREUX DE VARENNES qui devait occuper jusqu’à 600 menuisiers dans les années 1970, puis décliner avant de disparaître en 2006.

A la fin de la période (1937, soit seulement trois ans après la naissance de la «troisième» arme), est créé l’établissement militaire qui regroupe aujourd’hui le Détachement Air 277 et l’Entrepôt de l’armée de l’Air 606 ; on doit cette installation à l’initiative de Marcel REGNIER, (1867 - 1958), maire de BILLY, sénateur de l’Allier et président du Conseil Général, à ce moment-là ministre des finances.

ANECDOTE : Date également de l’Entre-deux guerres le buste du Docteur Camille SABATIER (1868 - 1933), érigé au bas de l’avenue de Lyon : il s’agit d’un bronze commandé par d’anciens patients varennois du dévoué praticien au sculpteur Paul LANDOWSKI (auteur, entre autres chefs d’œuvres, du CHRIST monumental qui surplombe la baie de RIO DE JANEIRO). Détail amusant : le Dr SABATIER compta parmi ses confrères varennois le père du journaliste et animateur de télévision Max FAVALELLI (1905 – 1989) qui passa, ainsi, une partie de sa jeunesse 7, rue Claude-LABONDE.


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