L' An t i q u i t é

Figurine gallo-romaine trouvée sur le site de Vorocium
(photo : Michel Channac)
VENUS, déesse romaine des Jardins, de l’Amour et de la Beauté, avait, avant la christianisation de la GAULE, ses fidèles à VARENNES-SUR-ALLIER.

C’est ce que nous apprennent les fouilles – encore très incomplètes - entreprises depuis le XIXème siècle, tant dans le quartier actuel de VOUROUX (jadis VOROCIUM), que sur le plateau de BEAUPUY sur lequel s’étend une nécropole de plusieurs hectares.

Les vestiges trouvés (les restes d'un pont sur l'ALLIER daté du IIIème siècle après J.C, et des centaines d’objets déposés au musée départemental de MOULINS) révèlent l’existence sur le site de notre ville d’une agglomération gallo-romaine, dont les habitants semblent avoir joui d’un niveau de vie assez élevé, peut-être dû à l'exploitation du calcaire de FORTERRE (four à chaux, production de céramiques fines à glaçure plombifère et de petites figurines de terre cuite blanche).


D’autre part, l'archéologue David LALLEMAND a démontré, en 2002, que le site était déjà celui d’un gros village celte 250 ans avant Jésus-Christ.


L e   M o y e n - â g e

Après la chute de l’empire romain, l’Histoire reste muette sur le destin de VARENNES-SUR-ALLIER jusqu’en 1203, date à laquelle le connétable d’AUVERGNE lui octroie une charte de franchise au nom du roi PHILIPPE-AUGUSTE.

On a, néanmoins, trouvé des monnaies de l'époque mérovingienne marquées VOROCIO (VOUROUX) provenant des ateliers monétaires de DRUCTUALDUS et EBROALDUS, ainsi qu'un sarcophage pouvant indiquer l'existence de la paroisse St-PIERRE de VOUROUX dès le haut Moyen-Âge.


La Chapelle de la Ronde
(Photo L. Guyot)

Au XIème ou XIIème siècle, est construite sur les hauteurs de CHAZEUIL, la chapelle dédiée à Notre Dame de la RONDE, aujourd'hui notre plus ancien bâtiment.

Il semble que, plus tard, la ville ait été donnée en fief à la maison de BOURBON, puisque c’est au duc LOUIS II (1336-1410) que l’on doit les fortifications du XIVème siècle, dont subsiste la tour de la Poterne au-dessus de la rive droite du VALENÇON.

Cette qualité de ville close, sur l’une des routes les plus importantes du royaume, n’offrait pas que des avantages, et valut par la suite à VARENNES de figurer dans l’histoire de plusieurs guerres civiles, et dans la chronique des grandes épidémies.

ANECDOTE : En 1380, les bourgeois et manants de la commune peuvent rendre l'hommage à Bertrand du GUESCLIN lors du transport de sa dépouille à la nécropole royale de SAINT-DENIS, après son décès en GEVAUDAN, le 14 juillet.


L a   R e n a i s s a n c e   et   l e   XVIIème   siècle

En 1440, la ville est assiégée par le roi CHARLES VII contre lequel s’était rebellé le cinquième duc de BOURBON.

En 1591, inversement, c’est par sa fidélité au roi HENRI IV que VARENNES se distingue au terme des guerres de Religion ; le souverain offre quatre ans plus tard aux habitants la cloche qui sonne toujours les heures du haut du beffroi de l’Hôtel-de-Ville.

A la fin du XVIIe siècle., la population du bourg n’était plus que de 400 personnes, et l’intendant LE VAYER pouvait décrire notre cité comme " une petite ville ruinée par les grands passages de gens de guerre, qui ont fait déserter la plupart de ses habitants ".

Le "passage", en temps de paix, amène de nombreux hôtes, parfois royaux (Charles VII, Louis XI, François Ier, Henri II, Catherine de MEDICIS), et plusieurs auberges se sont ouvertes pour les accueillir, tel le Logis des Trois Maures mentionné en 1617, dont l'enseigne a vraisemblablement donné son nom à la rue étroite reliant le quartier du FRAGNE à notre place de l'Hôtel-de-Ville.

L'année 1606 est importante aujourd'hui pour les généalogies varennoises, puisque la commune détient (conservés aux Archives départementales, à MOULINS) les registres des baptêmes, mariages et sépultures ayant eu lieu, depuis cette date jusqu'à la fin de l'Ancien régime, dans les deux paroisses de Saint-Jean et de Saint-Pierre.

ANECDOTE
: Varennes, cela se sait peu, était connue d'un des plus célèbres écrivains français du XVIème siècle, François RABELAIS qui écrit, en 1534, dans la "Vie inestimable du grand GARGANTUA, père de PANTAGRUEL": " Un pied sur les coteaux de BRIAILLES, l'autre sur celui de CHAZEUIL, GARGANTUA a bu le trop plein de l'ALLIER. Il a même avalé deux bateaux de poudre destinés à Jeanne d'Arc pour le siège d'Orléans."


L e   X V I I Ième   s i è c l e  &  l a  1ère  m o i t i é  d u  X I Xème

A la fin du XVIIème siècle, la population du bourg n'est plus que de 400 personnes, et l'intendant LE VAYER peut alors décrire notre cité comme "une petite ville ruinée par les grands passages de gens de guerre, qui ont fait déserter la plupart de ses habitants".

Il semble qu’une certaine prospérité soit revenue au XVIIIème siècle : on en trouve un indice dans l’ouverture d’un bureau de poste dès 1747, et quelques belles maisons du centre-ville en portent aussi témoignage.

C’est au début de la Révolution que la commune est formée, par la réunion à VARENNES des agglomérations voisines de VOUROUX et CHAZEUIL, et devient, dès 1790, un chef-lieu de canton.


L'ex Hôtel de la Poste,
aujourd'hui cabinet dentaire (photo : F. Allagnat)


Il existe, en ce temps-là trois ports sur l'ALLIER, un aux QUERIAUX, les deux autres à CHAZEUIL, un sur chaque rive. En 1837, on charge à CHAZEUIL 39 bateaux : 18 de vins pour PARIS, 1 de merrains pour ORLEANS, 8 de fruits pour PARIS, 2 de blé pour NEVERS et 3 pour Le VEURDRE, 2 de bois de chauffage pour MOULINS et 2 de haricots pour PARIS.

ANECDOTE
: VARENNES reçoit à cette époque deux augustes visites :
Le 22 novembre 1804, les habitants en procession accueillent le pape PIE VII " allant à PARIS sacrer empereur des Français Napoléon BONAPARTE " ; ce dernier, à son tour, accompagné de l'impératrice JOSÉPHINE , dîne et couche à l’Hôtel de la Poste (aujourd’hui cabinet dentaire 24, rue JEAN-JAURES) le 10 juillet 1805, alors qu’il vient d'être couronné roi d'Italie et regagne PARIS.


Haut de page

[ L'Antiquité ] [ Le Moyen-âge ] [ La Renaissance et le XVIIème siècle ] [ Le XVIIIème siècle et la 1ère moitié du XIXème ]
[ Second Empire ] [ Fin du XIXème siècle ] [ Entre-deux guerres ] [ Années 1940 ] [ 30 Glorieuses ]
[ Changement de millénaire ] [ Demain ]

Entrez en contact gratuitement avec nous, cliquez ici... Mairie de Varennes-sur-Allier Pl. de l'Hôtel-de-Ville BP n°11
03150 Varennes-sur-Allier
Tél. 04 70 47 72 00 • Fax 04 70 47 72 01